Pour une ville agréable et solidaire


La ville d’Evian-Les-Bains dans son cadre exceptionnel est une ville de contrastes avec des disparités de revenus très importantes, un coût de la vie particulièrement élevé, une population de personnes âgées en augmentation, dont un grand nombre a des petites retraites, un nombre élevé de familles mono-parentales, de personnes seules, de salariés avec des petits revenus, de travailleurs pauvres, de chômeurs (plus de 10 %) et environ 10 % de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Face à ces constats alarmants, nous ne pouvons pas rester indifférent.e.s à cette situation. Notre projet propose ainsi de construire une politique de la ville qui soit au service de toutes et tous, au quotidien, à votre écoute, à l’écoute de tous les Evianaises et Evianais.

Pour les personnes en difficulté et à partir des différentes aides existantes, proposer une aide sociale complémentaire, en fonction des revenus, pour les résident.e.s depuis plus de 3 ans.

  • S’inscrire dans la démarche « Territoire Zéro Chômeur » pour accompagner le retour à l’emploi, en particulier les chômeur.se.s de longue durée.
  • Consolider les soutiens en concertation avec les associations, à toutes ces personnes en difficultés, les travailleurs pauvres, les personnes âgées avec des petites retraites, les familles nombreuses.
  • Réfléchir à des solutions innovantes, comme par exemple une épicerie mobile solidaire qui se rendrait dans les quartiers et qui, pour éviter la stigmatisation des personnes recevant leur colis alimentaire gratuit, serait aussi un lieu de dépannage ouvert à tous (par exemple achat de timbres, d’enveloppes…).

Création de lieux de services dans les quartiers avec différentes aides à la population. Ces tiers-lieux permettront une aide aux démarches administratives, d’accompagnement au numérique, et seront aussi des lieux de rencontres intergénérationnelles et de soutien à l’insertion socio-professionnelle (CV, préparation aux entretiens d’embauche, lettres de motivation…).

  • Remettre dans les quartiers des éducateurs de proximité, de rue, pour la prévention, le lien social et favoriser l’accompagnement de tous.
  • Assurer une mixité générationnelle, afin de favoriser les occasions de rencontres, de transmission, de solidarité et de cohésion sociale.
  • Prévoir des logements temporaires pour l’éloignement de celui/celle qui fait violence aux femmes, aux hommes, aux enfants.
  • Soutenir la parentalité : mise en réseau de toutes les initiatives.
  • Créer un lieu de rencontre pour les enfants dont les parents sont divorcés ou qui sont en placement de justice. Le seul lieu existant est actuellement à Thonon-les-bains, trop éloigné.
  • Addictions diverses : Améliorer la sensibilisation et l’accompagnement.
  • Recueillir auprès des ancien.ne.s leur parcours de vie : valorisation de nos aîné.e.s et transmission de la mémoire de notre territoire aux plus jeunes ; recréer le lien intergénérationnel.
  • Développer la création de maisons partagées, de colocations pour personnes âgées.
  • Intégrer l’accès aux transports dans le développement des actions sociales. Aller vers la gratuité des transports publics de proximité.
  • Prévoir un accueil pour les nouveaux habitants.

Accompagnement au numérique dans un espace dédié, au centre-ville, avec des aides individuelles et des outils à disposition (imprimante, scanner,…).

  • Mettre en place dans ce même lieu, un espace de travail à distance partagé (coworking) et de salles de réunion.
  • Prévoir dans les maisons de services de quartiers des accès au numérique.

La population d’Evian-Les-Bains augmente régulièrement. Par ailleurs, 25 % des habitants sont des personnes âgées de plus de 65 ans et, pendant les périodes de congés, Evian accueille un très grand nombre de touristes. Mais notre ville ne permet pas à ses habitants, ni aux touristes, de se faire soigner facilement. Force est de constater que la maison médicale n’a pas tenu ses promesses : le nombre de médecins, généralistes ou spécialistes, reste notoirement insuffisant sur Evian. Il est nécessaire de rebâtir un projet de santé pour demain, cette situation ne pouvant que continuer à se dégrader. Il existe des solutions, des outils pour favoriser la mise en place de structures en réseaux pour accueillir de nouveaux médecins. De plus, la prévention, la sensibilisation à la santé (alimentation plus saine, pratique d’activité physique), en particulier pour nos enfants et nos aîné.e.s doivent aussi faire partie de notre politique municipale.

Création d’une véritable structure de santé, en réseau, avec un secrétariat commun qui décharge les médecins des tâches administratives, avec une vraie mutualisation des compétences, en partenariat avec les professions paramédicales. Des outils existent, il faut s’en emparer.

  • Encourager l’activité physique en créant un (voire des) parcours de santé, par exemple sur les quais.
  • Développer la promotion de la santé à l’école, au service jeunesse, sur les aspects de nutrition et d’éducation physique.
  • Créer une salle de fitness, accessible financièrement, à tou.te.s et en accès horaire large.
  • Promouvoir une meilleure coordination avec les communes voisines et au sein de la CCPEVA pour une coordination des médecins spécialistes notamment, en particulier avec une population vieillissante, qui nécessite d’avoir accès à un.e gérontologue
  • Renforcer la prévention de toutes les violences (scolaires, conjugales…) et addictions.
  • Proposer un cahier des charges pour la restauration collective plus ambitieux que la loi Egalim, afin d’offrir plus de produits bio et locaux à nos enfants et nos aîné.e.s.

Grâce à un environnement exceptionnel mais aussi à un tissu associatif de qualité et multiple, notre ville est un endroit privilégié où nos enfants peuvent s’épanouir, pratiquer des sports, été comme hiver, grâce à un environnement exceptionnel mais aussi à un tissu associatif de qualité et multiple, et y recevoir une éducation qui leur permettra de grandir et de devenir des adultes équilibrés et sains. Mais il est nécessaire de prendre en compte les difficultés que rencontrent certain.e.s, les différences qui existent, pour proposer une éducation de qualité à l’écoute de toutes et tous.

Construire un projet municipal, c’est avoir l’ambition de donner à chacun.e d’entre nous, à chaque famille, à chaque jeune, les conditions qui leur permettront de devenir un adulte responsable et à l’écoute des autres. C’est aussi accompagner les parents et les adultes qui en ont besoin. C’est travailler avec l’Éducation Nationale, avec la MJC, avec le service jeunesse de la ville, avec les associations, avec les parents, en concertation, pour qu’ensemble nous soyons les artisans de la réussite de nos enfants et donc de la ville de demain.

Il manque des places dans les crèches d’Evian : plus de 55 familles en attente actuellement. De nouvelles constructions sont prévues dans les années qui viennent. Mais avec une population qui augmente, et qui est souvent jeune, il faut prévoir de nouvelles crèches, en particulier dans les quartiers où les services sont absents.

  • Renforcer le réseau des assistantes maternelles et leur offrir des moyens de déplacement communs.
  • Communiquer en toute transparence sur les listes d’attentes pour obtenir une place.
  • Bannir les plastiques, les perturbateurs endocriniens pour la santé de nos enfants, tant en crèche, auprès des assistantes maternelles que dans les écoles.
  • Créer des référents éducatifs pour la détection précoce des handicaps dès le plus jeune âge et aider les parents au montage administratif des dossiers complexes de demande d’aide, pour les familles en souffrance.

Reconstruire un Projet Educatif Territorial en concertation avec l’ensemble des interlocuteurs : parents, enseignants, auxiliaires, élus, associations. Le projet ne peut se faire qu’avec une vraie concertation entre acteurs.

  • Contractualiser avec l’Éducation Nationale, un accompagnement pour les élèves en échec scolaire.
  • Renforcer les aides individuelles personnalisées.
  • Développer les sorties dans la nature.
  • Rénover les écoles : prévoir des jardins (chaque école devrait en avoir un), des espaces verts, une zone de biodiversité.
  • Ouvrir les écoles hors périodes scolaires avec des aires de jeux et de la verdure accessibles au public.
  • Cantine scolaire : construire en concertation le cahier des charges avec les associations concernées. Etre ambitieux sur le pourcentage des produits locaux et bio.
  • S’appuyer sur notre très riche patrimoine culturel, historique et paysager pour sensibiliser à la biodiversité, aux cultures locales.
  • Prévoir un « passeport 5 activités » pour les enfants de moins de 10 ans pour que chaque enfant puisse mieux appréhender ses choix sportifs ultérieurs.
  • Renforcer l’accueil dans les classes des enfants en situation de handicap, avec les moyens correspondants.
  • Pour les enfants dont le français n’est pas la langue maternelle, proposer une aide à l’apprentissage du français.
  • Structurer les demandes de stages de 3ème , etc… pour donner la même chance à tous les enfants.
  • Renforcer les projets autour de la nature, de la biodiversité.
  • Proposer des places dans des camps de vacances scientifiques et l’aide financière correspondante en cas de besoin – renforcer le lien avec le Géopark et la future « Maison de l’eau et l’environnement », en lien avec les associations.
  • Créer un parcours culturel pour sensibiliser les élèves aux enjeux climatiques et écologiques, faire émerger des projets éducatifs scientifiques.
  • Renforcer la découverte culturelle au sens large : lecture, art, cinéma en petit groupe ou individuellement.
  • Renforcer l’aide à la parentalité avec des référents.
  • Service jeunesse, MJC, Éducation Nationale : travailler ensemble pour que les enfants renvoyés temporairement des structures scolaires ne se retrouvent pas dans les rues.
  • Proposer des classes relais pour les décrocheurs.
  • Réinvestir les quartiers avec des éducateurs de rues 
  • Créer des lieux de vie, des espaces de rencontres dans les quartiers.
  • Transmission avec les aîné.e.s et retraité.e.s : découvrir les métiers, apprendre.
  • Sensibiliser aux dangers et addictions lié.e.s aux réseaux sociaux, aux drogues et aux harcèlements, en particulier sexuels

Renforcer l’apprentissage du français comme langue étrangère auprès des adultes de langue maternelle différente, en accompagnant réellement les gens.

  • Proposer une aide aux jeunes pour entreprendre des études supérieures. Basée sur des critères d’attribution, cette aide prend en compte les difficultés sociales et le pouvoir d’achat des familles.
  • Jeunes au chômage : parrainage pour les accompagner vers l’emploi.

L’économie de la ville repose sur 3 piliers principaux : le tourisme, les travailleurs frontaliers et l’Eau. Le prochain mandat sera essentiel pour la gestion de la relation avec Danone puisque la convention qui nous lie à la société d’exploitation des eaux minérales viendra à échéance au début du mandat suivant. Il faudra donc préparer cette négociation pour trouver un équilibre entre nos deux entités et prendre en compte toutes les composantes (eau, jeux, hôtelleries). Le deuxième pilier est bâti sur le flux économique important généré par les travailleurs frontaliers. Une concertation approfondie avec leurs représentants doit être mise en place pour mieux les inclure dans la vie locale. En effet leurs horaires sont souvent incompatibles avec ceux pratiqués par les services et les commerces de notre ville. Enfin, la stratégie touristique de ces dernières années, sous la gouvernance de l’équipe actuelle et de l’office du tourisme, a été construite pour développer un tourisme dit « premium ». Ce tourisme à très fort pouvoir d’achat a conduit la municipalité à financer des évènements de prestige, qui ont coûté très cher à la collectivité, sans retour majeur sur l’économie locale et les commerces. Force est de constater que notre centre-ville n’est pas non plus « premium » et que cette stratégie n’a pas porté ses fruits. Notre projet sur le thème de l’économie repose sur trois axes : l’excellence environnementale, une politique forte sur l’organisation de congrès et d’animations à Evian et la prise en compte de tou.te.s dans la vie locale. De plus notre projet se veut être force de proposition en matière d’économie circulaire et solidaire.

L’excellence environnementale est aussi un moyen de redonner aux touristes l’envie de séjourner dans notre ville : faire d’Evian une ville où il fait bon se promener, et pas seulement au bord du lac, où les déplacements peuvent se faire avec des transports doux sécurisés, où les navettes gratuites permettent toute l’année de rejoindre les Hauts d’Evian avec des promenades aménagées, où le lac est accessible et mis en avant (par exemple création de pontons sur l’eau). Cette politique permet de concilier une attractivité renforcée et un renforcement de la qualité de vie pour les Evianaises et Evianais, et elle est aussi en adéquation complète avec les attentes des grands hôtels prestigieux de la ville.

Evian doit redevenir une ville de congrès : il faut être moteur dans l’organisation de congrès ;  l’arrivée du Léman Express est facilitateur pour ces événements. Les espaces dédiés à Evian sont notoirement sous-utilisés. Les congrès qui se tiennent en dehors des périodes touristiques sont générateurs de flux importants pour les commerces et hôtels du centre-ville.

Les travailleurs frontaliers, comme tou.tes les autres habitant.e.s de la ville doivent avoir accès à tous les services de la même manière : des ouvertures adaptées des services municipaux doivent être proposées, en concertation avec les employé.e.s concerné.e.s.

Le logement des travailleurs saisonniers, nécessaire pour notre activité touristique, doit être pris en compte.

Travailler avec les commerçants pour des animations de rue, en période touristique mais aussi en dehors de ces périodes pour augmenter les flux et faire venir nos voisins chablaisien.ne.s et suisses.

Travailler avec les artisans locaux pour renforcer la vente des produits locaux et bio dans un endroit dédié, en concertation avec les commerces existants.

Se concerter avec tous les acteurs concernés pour faire évoluer les marchés bi-hebdomadaires : repenser la localisation pour être plus en lien avec les commerces de la ville et réfléchir à un nouveau calendrier pour une ouverture potentielle pendant des week ends.

Renforcer la concertation et travailler avec tous les commerces dans un souci d’équité pour que les animations les concernent tous.

En période touristique, prévoir au débarcadère des moyens d’information pour guider les arrivant.e.s et réfléchir à des ouvertures plus en continu des commerces.

Prévoyons une application smartphone pour une meilleure visite de la ville et de ses commerces.

Renforçons les services au centre-ville : une première proposition est la création d’un espace dédié au numérique et au travail partagé (espace de coworking), afin que les gens viennent en ville.

Se concerter sur les parkings et avoir des informations chiffrées précises. La gratuité du parking le samedi matin est source de nombreuses discussions, générées en particulier par un constat fait fréquemment que beaucoup de places sont déjà occupées dès 8 h le samedi matin.

Réfléchir à la gratuité à partir de 17 h 30 le soir.

Les navettes proposées dans le projet sont un des outils pour renforcer l’envie des habitants de revenir dans le centre-ville, sans problème de stationnement, sans contrainte : on recrée du flux.

Etre force de proposition sur l’Economie sociale et solidaire, en positionnant ces enjeux à une échelle de proximité : ressourcerie locale, atelier de réparations de vélo, de petits appareils, etc.


Nous attachons une place de premier ordre aux activités sportives. Ce domaine est d’une grande importance pour la santé, le bien-être personnel ainsi que la cohésion sociale et générationnelle. Nous sommes conscient.e.s de l’importance du rôle joué par nos nombreuses associations sportives (plus de trente) et sommes soucieux/ses de les promouvoir. Notre politique du bien vivre ensemble vise tout le monde, sans exception. Ainsi nous nous pencherons sur l’accessibilité aux différents sports, pour toutes les classes sociales, tous les genres et les concitoyen.ne.s souffrant de  handicaps. Et nous apporterons notre plein soutien à notre élite sportive pour qu’elle puisse s’épanouir et s’exercer dans les meilleures conditions, et qu’elle soit moteur dans notre politique sportive.

Créons un « PassSport » pour permettre à tous de découvrir gratuitement 5 activités au choix pour les enfants de moins de 10 ans, 3 pour les adolescents et adultes. Le sport s’adresse en effet à toutes les générations.

Evian est une ville d’eau, de bord de lac, le Léman est à nos pieds : favorisons le développement des sports d’eau (paddle, aviron, ski nautique, voile, nage, …).

Développons un partenariat avec le VVF pour l’accès à sa piscine couverte.

Organisons un événement « sport et santé » : conférence, exposition en partenariat avec nos associations.

Mettons en place des pistes cyclables pour permettre de rouler en vélo en toute sécurité pour le loisir ou se rendre à son travail. Evian étant une ville à fort dénivelé, nous proposerons une aide à l’achat de vélos électriques.

Aidons les écoles à organiser des activités sportives sur le temps scolaire pour rompre avec les inégalités.

Favorisons le sport pour les ancien.ne.s.

Accompagnons l’excellence sportive évianaise, qui est la vitrine sportive de notre ville.

Proposons une simplification administrative pour que nos associations puissent créer facilement des évènements (triathlon, concours de danse, démonstration de gymnastique etc…).

Aidons les associations à monter des projets, créons un interlocuteur unique pour leurs demandes.

Renforçons la mutualisation des animateurs entre associations et aidons-les à se loger.

Ecrivons une charte éthique pour former et sensibiliser les animateurs qui accompagnent les sportifs.

Organisons sur les quais, en septembre, la journée des associations, sportives et culturelles : démonstrations et animations sportives mais aussi culturelles rythmeront la journée pour permettre aux Évianai.se.s de découvrir toutes les activités des associations.

Organisons un parcours santé et des installations en libre-service sur les quais et dans la ville.

Favorisons les évènements sportifs d’envergure en rapport avec notre environnement de bord de lac et proche des montagnes.

Profitons de ces évènements pour créer des moments conviviaux pour les habitant.e.s.

Créons des évènements plus spécifiques, plus « insolites », comme par exemple une course de la goutte, un championnat de paddle , etc.


La ville, en partenariat avec la MAL, propose toute l’année un accès à des spectacles de qualité. L’offre sur le territoire est importante et diversifiée et profite bien du partenariat créé entre les communes. La médiathèque est reconnue pour la diversité de ses œuvres et la richesse de son fond. Le Palais Lumière, avec ses expositions de prestiges, et le musée Gribaldi, très en lien avec notre patrimoine, permettent là aussi l’accès à des œuvres de qualité. Enfin, les évènements culturels proposés par l’Evian Resort viennent compléter un panorama qui peut être considéré comme un atout pour la ville d’Evian et à la hauteur de sa réputation. Ceci dit, les Evianai.se.s sont-ils pour autant présent.e.s et associé.e.s à ces spectacles ? La politique culturelle de la ville doit garder ses atouts, mais doit aussi évoluer vers une offre plus tournée vers sa population, en particulier ses jeunes et vers les cultures actuelles.

  • Nos artistes locaux sont nombreux et talentueux : peintres, musicien.ne.s, poètes, cinéastes, etc. : donnons-leur un éclairage plus fort, favorisons leurs œuvres en ouvrant un espace dédié permanent pour qu’ils puissent exposer mais aussi travailler, répéter ! Faisons vivre les cultures actuelles et de demain.
  • Les Flottins – Théâtre de la Toupine : cet évènement, ancré désormais dans l’image d’Evian, basé sur un événement gratuit, draine beaucoup de monde et offre aux commerces un flux de clientèle important. Les habitant.e.s d’Evian sont parfois partagé.e.s sur cet évènement, une certaine lassitude s’exprime. Toutefois, les Flottins sont une indéniable réussite et un évènement marquant qui s’adresse à toute la population et qui permet une certaine expression artistique. La réflexion doit continuer pour le faire évoluer d’année en année, comme cela a été le cas avec la scénographie de 2019. Une concertation avec tous les commerçants devrait aussi permettre de mieux répartir les animations. 
  • Un Jardin des Lumières à Evian : la mise en lumière pendant les Flottins a été un succès. Pourquoi ne pas s’en inspirer et créer des animations sur le thème de la lumière telle que mise en lumière des façades, feux d’artifices innovants, fêtes des roses inventives, … en intégrant les nouvelles technologies faibles consommatrices en énergie.
  • Les expositions de prestige au Palais Lumière, certes de qualité, mais d’un coût extrêmement important, doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie avec l’association des Amis du Palais Lumière, des professionnel.le.s, etc. pour définir la politique culturelle de cet établissement pour les prochaines années.  Un travail sur la mutualisation, le partenariat doit se renforcer pour faire baisser les coûts. Si une ville comme Evian peut et doit proposer des expositions de prestiges, le budget des dernières années mérite une réflexion approfondie.
  • Le Théâtre du Casino d’Evian nécessite de lourds travaux de rénovation et de mise aux normes. C’est un bâtiment classé, et dans la convention signée avec Evian Resort, il est stipulé que celui-ci doit s’occuper de réaliser les travaux de rénovation. Une fois ces travaux réalisés, une ouverture plus grande aux écoles, au collège, au Lycée, aux associations permettrait de faire revivre cet espace emblématique de notre ville.
  • Si, en été, les concerts gratuits ont attiré une foule nombreuse, les périodes printanières et automnales pourraient aussi être l’occasion d’animations, pour attirer un public local, à l’échelle du territoire mais aussi des touristes, profitant de ces périodes souvent très favorables du point de vue météorologique.
  • Des animations tels que festivals d’artistes de rue, guinguettes, marchés artisanaux, avec nos vrais artisans, permettent d’aborder des pans culturels parfois délaissés mais souvent très prisés, ancrés aussi dans notre territoire et générateurs de flux importants.
  • Concertons nous et communiquons sur les évènements avec les associations existantes mais également avec la population : un agenda commun, accessible facilement par internet et smartphone donnerait plus de visibilité aux nombreux évènements existants

  • Engageons nous à améliorer la qualité du service rendu à la population par les agents de la commune. Mettons en œuvre une vraie politique de gestion humaine des femmes et des hommes pour mieux accompagner leur engagement, leur savoir-faire mais aussi leur parcours individuel.
  • Soyons à l’écoute des initiatives individuelles des agents pour moderniser nos services.
  • Développons les logements réservés pour les jeunes fonctionnaires territoriaux mais aussi d’État pour les périodes de début de carrière ou de changement de vie (mariage, naissance).
  • Accentuons l’accessibilité aux personnes avec handicap aux emplois.
  • Formons aux nouvelles technologies pour un service au public rapide et moderne.
  • Proposons une gestion adaptée des services publics pour les rendre plus performants.
  • Prolongeons et renforçons le soutien aux personnes en difficultés et aux familles.
  • Auditons les événements pour faire un bilan financier et connaître les retombées pour la ville et ses acteurs économiques.
  • Renforçons les partenariats avec les communes voisines, la CCPEVA, la Région, l’Europe pour aller chercher tous les financements possibles.
  • Nous remettrons dans les quartiers des éducateurs de proximité, de rue, pour la prévention, le lien social.
  • La police municipale doit être présente dans la ville, dans les quartiers avec des modes de mobilités adaptées.
  • La police municipale doit plus présente les soirs, les week-ends, les jours fériés

Les élections de mars verront aussi le renouvellement de la Communauté de Communes du Pays d’Evian et du Val d’Abondance (CCPEVA). Notre ville doit rester moteur dans cette intercommunalité, par sa position centrale en termes de mobilités (gare, embarcadère) et de services, et il nous faut renforcer la collaboration avec tous.

  • Il est nécessaire d’établir un dialogue régulier avec les communes limitrophes, dont les enjeux et problèmes sont étroitement liés aux nôtres et les acteurs économiques souvent partagés.
  • Notre avenir se construit aussi avec la Suisse, au travers des enjeux autour de la mobilité, des frontaliers, de la santé et de la protection de notre environnement commun.
  • Notre ville ne peut pas être mise à l’écart des projets du Grand Genève : par exemple le Bus à Haut niveau de Service Genève –Thonon s’arrêtera à la Dranse, ce qui est inacceptable.
  • Les relations naturelles avec le canton de Vaud doivent aussi être renforcées : nous devons travailler sur les mobilités (réouverture de la ligne du Tonkin).

Jumelée avec Benicàssim (Espagne) et Neckargemünd (Allemagne), la ville pourrait aussi proposer de créer des liens d’amitié et des coopérations avec des villes situées au bord de grands lacs, qui peuvent avoir des problématiques similaires aux nôtres, en particulier des Suds, permettant de développer des actions de solidarité et des échanges culturels.