Pour une ville durable, un environnement préservé


L’environnement et la qualité de vie sont des enjeux planétaires et ils sont aussi présents dans notre quotidien. Ils doivent être un enjeu prioritaire pour notre ville. Car c’est aussi au niveau local, au quotidien que nous devons agir, pour nos enfants et petits-enfants. L’écologie du quotidien doit être transversale, sociale, et être prise en compte dans l’ensemble des projets : urbanisme, transports, aménagements, énergie, éducation, politique territoriale, etc. Chaque projet doit être réfléchi, construit en tenant compte de son impact sur l’écosystème, le tout en concertation avec la population locale.

Les enjeux majeurs pour notre territoire sont le bilan carbone de notre ville et de ses habitations, les mobilités et la préservation de la biodiversité. Il faut réduire notre empreinte carbone et y mettre les moyens : Evian peut le faire. Evian, demain, une ville zéro Carbone. Les projets doivent en tenir compte : chaque nouveau projet devra être compensé en carbone afin d’atteindre à terme la neutralité carbone pour Evian.

Parce que nous aimons Evian ! veut véritablement engager Evian dans la transition écologique et inscrit son projet dans les 32 propositions du pacte  pour la transition https://www.pacte-transition.org/

Des navettes gratuites, directes, fréquentes et non polluantes dans la ville, pour pouvoir relier le centre-ville, mais aussi l’embarcadère et la gare depuis les quartiers périphériques (Haut d’Evian, Grottes, Léchère) pour une ville accessible à tou.te.s et avec moins de voitures. Des parkings relais pour les évènements et les périodes chargées (Flottins, été, …). Des horaires de transports en commun adaptés à tou.te.s les Evianais(es) : familles, élèves, commerçant.e.s, employé.e.s, frontalier.e.s. Ces solutions doivent être construites en concertation avec les communes voisines :

  • Développer les transports en commun, les navettes lacustres, le train (ligne du Tonkin).
  • Favoriser le co-voiturage en proposant des parkings relais avec des places réservées et des tarifs préférentiels.

Faire d’Evian une ville où les transports doux et actifs ont vraiment leur place. Vélos, trottinettes, marche(s) : les mobilités actives sont déjà le mode de déplacement favori de beaucoup d’Évianais.e.s et elles le seront encore plus demain. Il faut établir un nouveau plan de circulation avec des voies sécurisées pour ces transports doux et actifs, proposer des locations de vélos électriques pour les touristes, une aide à l’achat de vélo électrique pour les Évianais.e.s. Proposer des « doux dimanches » pour des bords de lac sans voiture et du ramassage scolaire à propulsion physique (vélo-charrettes ou vélo-wagons ou pédibus).

L’enjeu majeur pour Évian est la suppression des passoires thermiques dans les logements anciens. Soutenir par un « budget vert » ces rénovations à haute efficacité énergétique en accompagnant les habitant.e.s, en particulier celles et ceux en situation de précarité énergétique : mieux se chauffer, faire des économies, diminuer notre bilan carbone.

Engager des projets d’éco-quartiers à énergie positive, qui récupèrent l’eau pluviale, qui refondent les liens sociaux avec des espaces partagés, et ramener la nature en ville pour atténuer les effets du changement climatique, pour protéger la biodiversité et donner du caractère à nos constructions. Mettre en place les bons outils opérationnels pour que systématiquement les prochaines constructions s’inscrivent dans ces principes (approche environnementale de l’urbanisme, labels,…).

Encourager la rénovation des bâtiments anciens, moins coûteux en termes environnementaux que la construction de nouveaux bâtiments.

Les performances énergétiques des bâtiments publics doivent être améliorées, l’utilisation des énergies renouvelables et propres développée, en particulier la filière « bois local » avec les chauffages appropriés, mais aussi l’énergie thermique du lac via les réseaux de chaleur, comme cela se fait par exemple à Genève. Le centre nautique situé au bord du lac pourrait être chauffé par ce moyen.

Bannissons des crèches et des cantines scolaires les perturbateurs endocriniens, supprimons les produits d’entretiens toxiques dans les espaces dédiés aux enfants. Proposons des cahiers des charges ambitieux sur les produits bio et locaux pour les cantines scolaires. Évian, ville amie des enfants se doit d’être exemplaire et de les protéger.

  • Lutte contre la pollution sonore : mise en place d’indicateurs de mesures du bruit ; revoir les règles de construction de distance à la route.
  • Pollution de l’air : installation de capteurs pour analyser l’évolution de la qualité de l’air.
  • Poubelles : agir pour que les poubelles trop pleines ne débordent : relevage plus fréquents, capteurs de remplissage…. Disposer plus de poubelles de tri, développer la valorisation des déchets organiques en installant des bacs à compost accessibles dans chaque quartier.
  • Installer plus de poubelles à mégots dans toute la ville.
  • Mieux gérer les flux de déchets aux périodes chargées.
  • Accompagner les demandes, en particulier des séniors sur la gestion des encombrants.
  • Favoriser une gestion informatique raisonnée pour limiter la pollution numérique. Aller vers l’utilisation de logiciels libres dans les services publics.

Être force de proposition sur l’Économie circulaire et solidaire, en positionnant ces enjeux à une échelle de proximité : ressourcerie locale (structure qui gère la récupération, la réparation éventuelle, la valorisation et la revente ou la réutilisation de biens), atelier de réparation de vélos, de petits appareils, favoriser les dons pour le recyclage, etc.

La présence du végétal, la renaturation, la désimperméabilisation facilitent la gestion des eaux pluviales (espaces tampons limitant les vitesses d’écoulement, rétention d’eau, abaissement des charges polluantes). Il faut replacer le végétal dans la ville : créer des placettes ombragées qui permettent en période de canicule de rendre la ville agréable, promouvoir la végétalisation des façades, favoriser la création de jardins au pied des immeubles, au centre-ville aussi. Il faut avoir une politique volontariste de désimperméabilisation afin de favoriser la végétation, le cycle de l’eau et la biodiversité et d’éviter les ruissellements potentiellement destructeurs.

Nos propositions :

  • Gérer durablement les zones boisées d’Evian, favoriser la diversité végétale, être vigilant sur les lisières de forêts.
  • L’attractivité de la ville doit être améliorée avec des parcs et jardins de qualité, aussi sur les hauts d’Evian ; au Manoir des Tours les espaces naturels doivent être conservés.
  • Favoriser les continuités écologiques avec des haies, aider à la bonne pratique pour les jardins privés, par exemple organiser des ateliers participatifs avec les employés de la ville sur l’aménagement des jardins, améliorer les trames bleues (cours d’eau) et vertes (zones naturelles).
  • Fleurir la ville de manière durable.
  • Aider à la mise en place de jardins participatifs accessibles à tous.
  • Planter des arbres et fruitiers.
  • Les cours des écoles peuvent être végétalisées et ouvertes le soir, l’été. Prévoir lors des rénovations des écoles des espaces végétalisés où les écolier.e.s pourront se familiariser avec la culture de comestibles.  
  • Continuer la rénovation des réseaux d’eau existants.
  • Proposer, en concertation avec les acteurs économiques, la limitation des plastiques à usage unique non recyclable.

Evian est une ville de bord de lac : il faut profiter de cette richesse, se réapproprier les berges en créant des plateformes sur l’eau, des pontons, comme à Annecy ou Vevey. Evian doit devenir une ville de tourisme bleu et s’engager vers une labellisation de type Pavillon Bleu, Station Nautique. Repenser l’accès aux plages.

  • Les bordures du lac, très modifiées par l’homme, artificialisées peuvent être renaturées (restauration écologique).
  • Le chemin du littoral doit être ouvert le long de la piscine en dehors des périodes d’ouverture du centre nautique.
  • Le petit port d’Evian pourrait être un port dédié à la pêche afin de favoriser les produits locaux, les circuits courts : installation de baraques pour les pêcheurs, en concertation avec eux.
  • Les cours d’eau doivent être renaturés (restauration de la trame bleue).
  • Création de fontaines et accès à de l’eau potable le long des quais et sur chaque lieu fréquenté.

Il faut réaménager l’éclairage public (énergies renouvelables, lutte contre la pollution lumineuse, sécurisation renforcée) pour concilier sécurité, économie d’énergie, et protection de la biodiversité. Des trames nocturnes pourraient être créées en accord avec les habitant.e.s et avec la sécurité nécessaire (détection automatique de présence). Une concertation avec les acteurs économiques devrait être initiée pour limiter les éclairages nocturnes inutiles (publicités lumineuses à 2 h du matin…).

  • Prévoir dans les nouveaux parkings, comme celui de la gare, l’installation de panneaux photovoltaïques.
  • Sensibiliser la population à la consommation énergétique globale, au bilan carbone : compteurs de consommation visibles.
  • La livraison des colis sur le dernier kilomètre pourrait se faire en deux temps, en concertation avec les commerçants : les camions livrent dans un espace dédié (par exemple vers la gare routière), puis dans un second temps en mobilité douce vers les magasins : diminution des nuisances dues aux camions (bruit, pollution, gêne) et les flux des habitant.e.s dans le centre-ville sont conservés. Création d’emplois.
  • Les services municipaux doivent s’équiper, lors du remplacement des véhicules, de véhicules à hydrogène ou électriques, car même si le bilan global n’est pas parfait, ils doivent être favorisés : c’est aussi moins de particules, moins de bruit. En particulier pour les véhicules qui sont dédiés à rester à l’intérieur de la ville (nettoyage – trajets courts).
  • L’installation de bornes de rechargement doit être favorisée pour développer l’utilisation individuelle des véhicules « propres ».
  • Les bâtiments publics et l’éclairage public doivent être alimentés en énergie renouvelable.

Il y a encore beaucoup à faire pour progresser collectivement sur la protection de notre environnement : la création d’une « Maison commune de l’Eau et de la Transition Ecologique » permettrait de fédérer les énergies en s’appuyant sur l’existant (CPIE74, associations multiples comme par exemple l’ASL, les Incroyables Comestibles, les pêcheurs amateurs, la LPO, la FNE74, etc.  mais aussi des structures comme les « Jardins de l’eau » du Pré Curieux et le Cluster EAU).

  • Mener des actions d’éducation autour de la pollution numérique, de nos habitudes de consommation et de mobilité, des déchets, vers les élèves mais aussi en lien avec les associations
  • Organiser des manifestations avec zéro déchet et communiquer largement dessus
  • Créer une commission du temps long pour représenter les intérêts de la nature et des générations futures pour s’assurer que les projets sont en adéquation avec les enjeux écologiques et climatiques sur le long terme.
  • Installer des panneaux de communications pédagogiques lors des divers aménagements réalisés.

La ville d’Evian doit être à l’initiative d’un projet de création d’une zone de protection commune franco-suisse de notre environnement remarquable, lac et montagne. La protection des sols et l’enjeu forestier sont cruciaux pour tout le bassin versant du Léman dans le contexte du changement climatique et des incendies potentiels de demain.

  • Les achats publics doivent prendre en compte les dimensions environnementales et sociétales.
  • Faire de notre exemplarité environnementale un enjeu touristique !
  • Proposer la création d’une mission de recherche à l’échelle du territoire sur l’adaptation nécessaire de notre économie et de ses acteurs/actrices aux changements climatiques prévus, qui vont s’intensifier.